La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a réitéré, ce samedi 20 juin 2026, son opposition à tout projet de révision ou de changement de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Dans un message lu à l’issue de son Assemblée plénière extraordinaire tenue à Kinshasa, le secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole, a indiqué que les évêques ne voient « ni nécessité, ni urgence, ni opportunité » de modifier la loi fondamentale du pays.
Pour les prélats catholiques, la RDC fait face à des défis autrement plus pressants, notamment le retour de la paix dans les zones en conflit, l’amélioration des conditions de vie de la population, la consolidation de l’unité nationale ainsi que le renforcement de la cohésion sociale. Ils rappellent également que certaines dispositions de la Constitution sont intangibles et mettent en garde contre toute initiative susceptible d’aggraver les tensions politiques.
Cette position de la CENCO intervient quelques jours seulement après celle de l’Église du Christ au Congo (ECC). À travers son président national, le pasteur André-Gédéon Bokundoa, l’ECC avait également exprimé ses réserves face à toute initiative de modification de la Constitution, estimant que les préoccupations majeures des Congolais demeurent la sécurité, la gouvernance, le développement et l’amélioration des conditions socio-économiques de la population.
Les deux principales confessions religieuses du pays convergent ainsi vers une même lecture de la situation nationale, appelant les autorités à privilégier les réponses aux défis sécuritaires, humanitaires et économiques plutôt qu’à engager un processus de révision constitutionnelle.
Cette double prise de position intervient alors que des responsables de l’Union Sacrée ont réaffirmé leur volonté de procéder à une réforme de la Constitution. Les déclarations successives de l’ECC et de la CENCO relancent le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC et annoncent un échange politique qui s’annonce particulièrement animé dans les semaines à venir.
Nazaire Ozia le bon

