Un grave accident minier a endeuillé la chefferie des Alur-Djuganda l’après-midi de ce jeudi 11 juin 2026. Trois personnes ont perdu la vie dans un éboulement de terre survenu au carré minier de Dilolo, situé à environ trois kilomètres du centre de Djalasiga. Parmi les victimes figurent deux fils d’un même père.
Selon les informations recueillies auprès de la société civile locale, quatre orpailleurs se trouvaient sur le site au moment du drame. Un seul a réussi à s’extraire de l’éboulement et à survivre, tandis que les trois autres sont décédés sur place.
Ce nouvel accident relance le débat sur les conditions de travail et la sécurité dans les exploitations minières artisanales de la chefferie. Pour Joseph Berocan, président de la société civile des Alur-Djuganda, la multiplication des cas d’éboulements révèle des insuffisances dans l’encadrement des orpailleurs par les services compétents.
Il pointe notamment la responsabilité du Service d’assistance et d’encadrement des mines artisanales et à petite échelle (SAEMAPE), chargé de superviser et de sensibiliser les exploitants artisanaux aux normes de sécurité.
« Notre chefferie est confrontée à une recrudescence des drames liés aux éboulements dans les carrés miniers. Cette situation démontre qu’il existe des failles dans l’encadrement des orpailleurs. Nous demandons au SAEMAPE de renforcer son travail d’accompagnement afin de prévenir ces pertes en vies humaines qui plongent régulièrement notre communauté dans le deuil », a déclaré Joseph Berocan.
Alors que les accidents miniers se multiplient dans la région, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer un contrôle plus rigoureux des activités d’exploitation artisanale de l’or. Les acteurs de la société civile appellent les autorités compétentes à renforcer les mesures de prévention, de surveillance et de formation afin de garantir la sécurité des orpailleurs et de réduire le nombre de victimes dans les sites miniers.
Nazaire Ozia Le Bon

