Le Conseil local de la jeunesse de la chefferie des Zaki (CLJZ), dans le territoire d’Aru, province de l’Ituri, a décidé de suspendre, pour une durée indéterminée, Emudha Angundru Belarmin, vice-président chargé de l’administration de cette structure. La décision est contenue dans une lettre référencée N° 02/CLJZ/2026, datée du 20 août 2026, dont la rédaction d’aruactualite.com détient une copie.
Selon cette correspondance, cette mesure disciplinaire fait suite à l’examen de la situation de l’intéressé par le Comité directeur et le Conseil de gestion du Conseil local de la jeunesse des Zaki. La décision est présentée comme ayant été prise conformément aux statuts et au règlement d’ordre intérieur de la structure.
La lettre énumère plusieurs griefs reprochés au vice-président suspendu. Elle évoque notamment une prétendue haute trahison à l’égard des intérêts et des objectifs du Conseil local de la jeunesse des Zaki, des actes d’improbité jugés incompatibles avec ses responsabilités, ainsi qu’un détournement présumé de fonds destinés au fonctionnement de la structure.
Le document fait également état d’une insubordination dans la gestion et le fonctionnement du Conseil, ainsi que d’un manque d’efforts en faveur de l’unification, de la cohésion et de la solidarité entre ses membres.
À la suite de cette décision, Emudha Angundru Belarmin est appelé à cesser immédiatement l’exercice de ses fonctions et prérogatives de vice-président chargé de l’administration. Il lui est également interdit de prendre des décisions, initiatives ou engagements au nom du Conseil local de la jeunesse des Zaki sans l’autorisation préalable de l’organe compétent.
Le responsable suspendu est, en outre, invité à restituer tous les documents, dossiers, matériels, biens ou moyens appartenant à la structure qui seraient encore en sa possession. Durant la période de suspension, il doit également respecter les décisions prises par les organes dirigeants et rester disponible pour toute audition, convocation ou procédure contradictoire.
Prononcée pour une durée indéterminée, cette suspension ne constitue toutefois pas nécessairement une décision définitive sur le dossier. La correspondance précise qu’elle peut être levée, maintenue ou éventuellement suivie d’une autre mesure disciplinaire après un nouvel examen de la situation par l’organe compétent.
Le Conseil local de la jeunesse des Zaki reconnaît par ailleurs à l’intéressé le droit de présenter ses observations, ses explications et ses moyens de défense. Une éventuelle procédure contradictoire pourrait ainsi lui permettre de répondre aux différents griefs formulés à son encontre.
La décision a été portée à la connaissance de plusieurs responsables locaux, notamment le président du Conseil territorial de la jeunesse d’Aru, le président du Conseil d’administration territoriale d’Aru, le chef de la chefferie des Zaki ainsi que le coordonnateur de la Société civile des Zaki à Nderi.
Il convient de préciser que les faits mentionnés dans la lettre constituent, à ce stade, des griefs reprochés à l’intéressé et ne sauraient être présentés comme des faits judiciairement établis. La suite de la procédure, notamment les éventuelles explications d’Emudha Angundru Belarmin et les conclusions des organes compétents, permettra de connaître l’issue de ce dossier.
Cette décision intervient dans un contexte où la gouvernance, la cohésion et la bonne gestion des structures de jeunesse demeurent des enjeux importants pour la vie communautaire dans la chefferie des Zaki. L’évolution de cette affaire devrait ainsi être suivie avec attention par les jeunes et les différents acteurs de la société civile locale.
Job Parquet Madhira

