La paroisse anglicane d’Ariwara, dans le diocèse d’Aru, au nord de la province de l’Ituri, a organisé, samedi 29 août 2026, une retraite spirituelle destinée à la formation de ses choristes.
Placée sous le thème : « Comment un choriste peut-il influencer son Église ? », cette rencontre, inspirée de Matthieu 5:16, a permis aux participants de réfléchir à leur vocation, à leur comportement et à leur responsabilité au sein de l’Église.
Les enseignements ont été animés par les révérends Augustin Manzawu et Jacques Botosa, venus d’Aru, ainsi que par le révérend pasteur Kinyamali Kiyamulerese Jeff, curé de la paroisse anglicane d’Ariwara.
Dans son intervention sur la vocation du choriste, le révérend Augustin Manzawu a rappelé que le chant dans l’Église constitue avant tout un ministère.
« Le chant doit être considéré comme un ministère et non comme une simple activité artistique. Le choriste est appelé à servir Dieu avec humilité, discipline, fidélité, amour et dévouement », a-t-il déclaré, appelant les participants à rechercher davantage la volonté de Dieu que les applaudissements des hommes.
La retraite a également mis l’accent sur l’unité au sein des chorales. À travers des échanges et des travaux en groupes, les participants ont identifié l’amour fraternel, le respect mutuel, la communication, le pardon, l’humilité, la prière et l’acceptation des différences comme des valeurs essentielles à la cohésion des groupes choraux.
Le révérend Jacques Botosa a, pour sa part, mis en garde contre la jalousie, l’orgueil, les rivalités, les divisions et les médisances, susceptibles de fragiliser la mission spirituelle des chorales.
Intervenant sur l’empreinte que doit laisser un choriste dans son Église, le révérend pasteur Kinyamali Kiyamulerese Jeff a insisté sur l’importance du témoignage personnel.
« Un bon choriste doit être un modèle dans son comportement, aussi bien à l’Église qu’en dehors. Son influence doit se manifester dans sa manière de vivre, son langage, son respect des autres, sa fidélité à Dieu et son engagement dans l’Église », a-t-il affirmé.
Le responsable religieux a également invité les différentes chorales à privilégier la communion et la fraternité plutôt que la compétition.
« Nous sommes différents groupes, mais nous appartenons à une même Église et nous servons un même Seigneur. La diversité doit devenir une richesse et non une source de division », a-t-il souligné.
La retraite s’est clôturée dans une ambiance de prière et de communion fraternelle. Elle a réuni les choristes de la paroisse anglicane d’Ariwara et de la chapelle Angarakali.
À l’issue de la rencontre, plusieurs participants ont pris de nouveaux engagements et accepté différentes responsabilités au sein de leurs groupes choraux, avec l’objectif de traduire les enseignements reçus en actions concrètes au service de l’Église.
Job Parquet Madhira

