Le politologue et conseiller territorial de la jeunesse d’Aru, Emmanuel Amabe Alio, a lancé un appel pressant à la vigilance et à une mobilisation urgente face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans la province de l’Ituri.
Dans une déclaration à la rédaction de aruactualite.com après l’annonce officielle de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC, cet acteur de la jeunesse exhorte la population du territoire d’Aru à observer strictement les mesures de prévention afin d’éviter la propagation de la maladie.
« J’appelle la population du territoire d’Aru à la vigilance et j’alerte les autorités compétentes sectorielles à prendre des mesures préventives et urgentes pour faire face à cette épidémie », a déclaré Emmanuel Amabe Alio.
Selon lui, les épidémies récurrentes comme Ebola représentent aujourd’hui de véritables enjeux géopolitiques auxquels plusieurs pays africains sont confrontés. Il estime que le gouvernement congolais doit renforcer rapidement les mécanismes de prévention et de prise en charge pour protéger les populations exposées.
«Les maladies épidémiques ou pandémiques à l’instar d’Ebola , sont devenues aujourd’hui comme des enjeux géopolitiques auxquelles beaucoup de pays africains se confrontent. Il est donc impératif au gouvernement congolais de prendre des dispositions adéquates afin de répondre à cette problématique qui menace et tue la population», a-t-il exhorté.
Le conseiller territorial de la jeunesse d’Aru souligne également que la province de l’Ituri traverse déjà une situation sécuritaire préoccupante, ce qui pourrait compliquer davantage les efforts de riposte sanitaire si des mesures adéquates ne sont pas prises à temps.
Cet appel intervient alors que le gouvernement congolais a officiellement déclaré, le 15 mai 2026, sa 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola. Selon le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel-Roger Kamba Mulanda, les analyses réalisées par l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) ont confirmé huit cas positifs à la souche Bundibugyo sur treize échantillons prélevés dans les zones de santé de Rwampara, Mongwalu et Bunia.
À ce jour, au moins 246 cas suspects et 80 décès ont déjà été notifiés par les autorités sanitaires. Le gouvernement a par ailleurs activé le Centre des Opérations d’Urgences de Santé Publique (COUSP) en mode réponse de niveau 1 et lancé un appel aux partenaires techniques et financiers pour soutenir les efforts de riposte.
Nazaire OZIA le Bon

