Deux femmes et trois enfants, liés de près au chef rebelle de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), ont été rapatriés à Entebbe en provenance de Bangui. Un nouveau coup dur pour l’entourage du seigneur de guerre fugitif.
Le processus de démobilisation et de rapatriement des derniers membres de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) se poursuit. Le 21 mai, deux femmes et trois enfants liés directement au chef rebelle Joseph Kony ont atterri en Ouganda, en provenance de Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA).
Le convoi était escorté par une haute figure militaire ougandaise, le chef du renseignement et de la sécurité de la défense, le général de division Richard Otto.
Parmi les personnes rapatriées figure l’Ougandaise Ikol Grace, aujourd’hui âgée de 33 ans. Selon les déclarations du colonel Chris Magezi, directeur par intérim de l’information publique de la défense, elle avait été enlevée en 2003 dans le district d’Amuria (Est de l’Ouganda), alors qu’elle n’avait que 10 ans. Elle est retournée au pays accompagnée de ses deux enfants, Ayuma Maria (8 ans) et Oryema Bosco (2 ans).
La seconde femme est une ressortissante sud-soudanaise, Aniyessi Teregina, également âgée de 33 ans. Capturée en 2006 à l’âge de 13 ans à Yambio, dans l’État de l’Équatoria-Occidental, elle est revenue avec un enfant orphelin de Joseph Kony, âgé de 2 ans.
« Elle recevra l’aide nécessaire pour rejoindre son domicile au Soudan du Sud en temps voulu », a précisé le colonel Magezi.
Ce retour s’inscrit dans une vague de défections majeures qui secoue l’organisation criminelle depuis plusieurs mois.
Plus tôt cette année, huit épouses de Joseph Kony et 13 enfants avaient réussi à s’échapper à la suite de l’attaque de leur campement de fortune, situé dans la zone frontalière hautement instable entre la RCA, le Soudan et le Soudan du Sud. D’autres captives, de nationalités congolaise et centrafricaine, avaient alors été libérées et remises à leurs familles respectives.
Entre 2023 et 2024, les efforts de rapatriement menés par les autorités ougandaises ont permis de ramener plus de 150 anciens membres ou dépendants de la LRA depuis la République centrafricaine.
Ce dernier rapatriement en Ouganda confirme l’isolement croissant d’un des criminels les plus recherchés de la planète, dont le cercle familial et opérationnel continue de s’évaporer.
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