Un drame de la route a secoué le territoire d’Aru ce vendredi 20 février. À la suite d’une manœuvre imprudente, un chauffeur de l’agence « Dieu Seul Sait » a été mortellement fauché par un bus de la compagnie concurrente au poste de contrôle d’Apinaka
Le drame s’est produit aux environs de 13 heures à Apinaka, dans la chefferie des Aluru-Adranga (environ 300 km de Bunia). Deux autobus, l’un de l’agence Dieumerci et l’autre de l’agence Dieu Seul Sait (Dissa), effectuaient le même trajet en provenance du Haut-Uele vers le centre d’Aru.
Lors d’une halte obligatoire au poste de contrôle pour les formalités administratives, les deux conducteurs étaient descendus de leurs véhicules. Selon Nicolas Madyo, président de la jeunesse locale contacté par Aruactualite.com, la victime, nommée Dieumerci (chauffeur chez Dissa), s’affairait à ajuster son rétroviseur extérieur.
L’imprudence d’un aide-chauffeur en cause :
C’est au moment de redémarrer que l’irréparable s’est produit. Un aide-chauffeur de la compagnie Dieumerci, ayant pris le volant pour franchir la barrière à la place du titulaire, a engagé une marche arrière brusque et à vive allure.
Coincé contre son propre véhicule, le jeune Dieumerci n’a pas survécu au choc. Malgré l’intervention rapide de témoins sur place, il a rendu l’âme instantanément. Les témoignages divergent entre la simple erreur de manœuvre, le manque d’expertise technique ou l’imprudence caractérisée de celui qui occupait le siège conducteur.
Cet accident tragique a suscité une vive émotion parmi les habitants d’Apinaka. Face à la recrudescence des accidents dans la chefferie des Aluru-Adranga, Nicolas Madyo pointe du doigt plusieurs fléaux :
- L’excès de vitesse ;
- L’imprudence au volant ;
- La conduite en état d’ivresse.
« Nous appelons à une vigilance accrue lors des phases d’arrêt et de démarrage des bus. Il est impératif que les conducteurs respectent strictement le code de la route pour garantir la sécurité de tous », a-t-il déclaré.
Ce nouveau deuil relance le débat sur la formation des convoyeurs et aides-chauffeurs qui, par manque d’expérience, mettent parfois en péril la vie des usagers et de leurs collègues.
Par Parquet Madhira Job

