En l’espace de, haseulement trois semaines, la chefferie des Kakwa, dans le territoire d’Aru, pleure déjà deux de ses fils. Victimes d’une consommation excessive de boissons fortement alcoolisées, ces décès consécutifs tirent la sonnette d’alarme.
Le Conseil Local de la Jeunesse (CLJ) monte au créneau pour dénoncer un fléau qui ronge la force vive de la région.
Un début d’année funèbre
Le territoire d’Aru est en deuil. Le dimanche 18 janvier 2026, le village de Korodria (Groupement de Rumu) a perdu l’un des siens : Monsieur Ayinya, un homme de 37 ans, passé de vie à trépas après avoir abusé de substances alcoolisées. Ce drame n’est malheureusement pas isolé.
Quelques jours plus tôt, un autre jeune de 33 ans, originaire du groupement Kumuru, succombait dans des circonstances identiques.
L’appel au sens des responsabilités
Face à cette série noire, le président du Conseil Local de la Jeunesse de la chefferie des Kakwa, Monsieur Trésor Ayiki, ne cache plus son inquiétude. Interrogé par la rédaction de aruatualite.com, il appelle les jeunes à un sursaut de conscience.
« Nous enregistrons déjà deux décès depuis le début de cette année. Ce sont des jeunes qui auraient pu contribuer au développement de notre chefferie, de notre province et du pays. L’excès nuit gravement à la santé. La boisson ne doit pas être votre priorité », a-t-il martelé.
Pour le leader juvénile, cette consommation effrénée non seulement tue, mais elle hypothèque l’avenir :
« La jeunesse est synonyme de force. C’est le moment de bâtir votre vie pour préparer votre vieillesse. Cette drogue affaiblit et finit par ôter la vie. » à t-il déclaré
Ce qui inquiète davantage les observateurs locaux, c’est l’inefficacité apparente des récentes campagnes de sensibilisation. Malgré les efforts déployés sur le terrain pour prévenir les dangers de l’alcoolisme et de la toxicomanie, le changement de comportement se fait attendre. Sur le terrain, l’impact reste invisible et les bouteilles continuent de circuler sans modération.
Ce nouveau drame repose la question de la régulation de la vente de ces boissons artisanales et industrielles fortement alcoolisées qui inondent les centres ruraux du Haut-Uele et de l’Ituri.
Rédaction

