La chefferie des Alur-Djuganda, située dans le territoire de Mahagi en province de l’Ituri, traverse une période de turbulences. Une vague de décès inexpliqués plonge les habitants dans une angoisse profonde, poussant les forces vives à exiger des réponses immédiates.
Le climat est lourd en chefferie des Alur-Djuganda. En l’espace de quelques jours, au moins trois cas de décès suspects ont été enregistrés, tous survenus dans des conditions non élucidées. Ce mystère persistant a poussé la société civile locale à sortir de son silence pour dénoncer une situation qui devient insupportable pour les familles.
Le traumatisme est palpable dans les villages. Entre la crainte d’une insécurité grandissante et la peur de l’invisible, les conjectures vont bon train : s’agit-il de crimes ciblés, d’une épidémie silencieuse ou d’empoisonnements criminels ?
Le coordinateur de la société civile, Joseph Berocan, s’est fait le porte-voix de cette détresse :
« Nous sommes fatigués de nous réveiller et de voir des cas de morts dont les circonstances comportent des zones d’ombre du jour au lendemain. Ces drames nous attristent et nous fragilisent. »
Face à ce qu’elle qualifie d’urgence humanitaire et sécuritaire, la société civile interpelle directement les décideurs. L’objectif est clair : sortir de l’opacité pour restaurer la confiance envers les institutions.
- Enquêtes approfondies : Nécessité d’autopsies et d’investigations de terrain.
- Vigilance accrue : Renforcement des patrouilles et du maillage sécuritaire dans toute la chefferie.
- Communication officielle : Besoin de rassurer les administrés pour éviter la psychose collective.
« Il est temps de renforcer les enquêtes et la vigilance sécuritaire dans toute la chefferie d’Alur-Djuganda, afin d’éviter que d’autres cas similaires ne se produisent », martèle Joseph Berocan.
Selon les dernières informations, les services de sécurité se sont saisis des dossiers. Les regards sont désormais tournés vers les enquêteurs. Pour les familles des victimes, l’attente est double : comprendre la cause exacte de la perte de leurs proches et, si un acte criminel est avéré, obtenir justice.
Nazaire Ozia Le Bon

