L’Ouganda a officiellement déclaré, ce mardi 28 juillet 2026, la fin de son épidémie d’Ebola, après 42 jours consécutifs sans nouveau cas, conformément aux protocoles sanitaires en vigueur. Une annonce qui constitue une avancée majeure dans la lutte contre la maladie, mais qui intervient alors que la République démocratique du Congo (RDC) reste confrontée à une épidémie toujours active, particulièrement dans la province de l’Ituri.
Au total, 20 cas confirmés ont été enregistrés en Ouganda au cours de cette flambée, provoquée par la souche rare de Bundibugyo. Selon le bilan des autorités sanitaires, 15 cas étaient liés à des cas importés depuis la République démocratique du Congo, tandis que cinq autres résultaient d’une transmission locale. Dix-huit patients ont été déclarés guéris, alors que deux personnes ont perdu la vie. Les deux décès concernaient des patients originaires de la RDC.
La déclaration officielle de la fin de l’épidémie est intervenue après une période de 42 jours sans nouveau cas, suivant la guérison et la sortie du dernier patient. Durant cette période, les autorités sanitaires ougandaises ont maintenu une surveillance renforcée afin de détecter rapidement toute éventuelle nouvelle infection.
En République démocratique du Congo, la situation demeure en revanche particulièrement préoccupante. Au 28 juillet 2026, le bilan rapporté faisait état de 3 262 cas confirmés et 1 437 décès, faisant de cette flambée l’une des plus importantes jamais enregistrées dans le pays. L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, alors que la maladie a également touché d’autres provinces.
La riposte contre Ebola se poursuit donc activement en RDC. Les équipes sanitaires s’efforcent de détecter rapidement les cas suspects, d’assurer la prise en charge des personnes infectées, d’identifier et de suivre les contacts des cas confirmés et de sensibiliser les communautés aux mesures de prévention.
La lutte contre la maladie reste cependant confrontée à plusieurs défis. L’insécurité, les difficultés d’accès à certaines zones, les mouvements de population et la méfiance de certaines communautés peuvent compliquer le travail des équipes de riposte et retarder la détection des nouveaux cas. Ces facteurs représentent un risque supplémentaire dans un contexte où la surveillance épidémiologique demeure essentielle pour empêcher la propagation du virus.
L’expérience ougandaise démontre néanmoins qu’une réponse rapide, coordonnée et soutenue peut permettre de contrôler efficacement une épidémie. La surveillance épidémiologique, la prise en charge précoce des malades, le suivi rigoureux des contacts et l’implication active des communautés constituent des éléments essentiels pour interrompre la chaîne de transmission.
Alors que l’Ouganda tourne officiellement la page de cette flambée d’Ebola, la République démocratique du Congo reste donc en première ligne face à la maladie. Le renforcement de la riposte, de la surveillance et de la coopération transfrontalière apparaît plus que jamais nécessaire pour limiter les risques de propagation dans la région.
La vigilance de la population demeure également déterminante. Le signalement rapide des symptômes suspects, le recours précoce aux structures de santé et la collaboration avec les équipes sanitaires peuvent contribuer à sauver des vies et à accélérer le contrôle de l’épidémie.
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