Déclarée en mai dernier, l’épidémie de la maladie à virus Ebola prend une ampleur de plus en plus préoccupante en République démocratique du Congo, à l’entrée du mois d’août. Le bilan arrêté au 31 juillet 2026 fait état de 3 605 cas confirmés dans cinq provinces du pays, selon les données de l’Institut national de santé publique (INSP).
À cela s’ajoutent 1 587 décès, soit un taux de létalité de 44 %, tandis que 651 personnes ont été déclarées guéries. 748 patients sont encore en isolement ou hospitalisés.
L’épidémie, liée au virus Ebola de Bundibugyo, touche notamment l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo. L’Ituri demeure particulièrement affectée.
En quelques semaines, l’évolution du bilan traduit une situation sanitaire devenue particulièrement préoccupante. La progression du nombre de cas et de décès intervient alors que les équipes de riposte poursuivent la surveillance, le dépistage, la prise en charge des malades et le suivi des contacts.
Selon cette information détenue par aruactualite.com, au 31 juillet, le taux global de suivi des contacts était de 75,3 %, un indicateur crucial pour identifier rapidement les personnes exposées et interrompre les chaînes de transmission.
Alors que la RDC entre dans le mois d’août avec une épidémie toujours active, les autorités sanitaires appellent à maintenir la vigilance et à signaler rapidement tout cas suspect. L’INSP rappelle par ailleurs que ces chiffres peuvent encore évoluer après la mise à jour et l’harmonisation des données dans le système DHIS2.
Nazaire Ozia le bon

