Il suffit de quelques minutes d’observation au centre-ville pour faire un constat alarmant, la silhouette des motos circulant dans la commune rurale d’Aru a radicalement changé. Et pas pour le mieux. De nombreux motards circulent désormais sur des engins dépouillés de tout accessoire de sécurité, au mépris total du code de la route.
Un véritable danger public sur deux roues, le constat est sans appel. Pour des raisons d’esthétique mal placée ou de négligence, plusieurs conducteurs circulent sans :
le tableau de bord ;
les clignotants (avant et arrière) ;
les deux rétroviseurs ;
le feu rouge arrière ;
le phare principal (headlight).
Plus grave encore, la pollution sonore atteint des sommets. En retirant délibérément le tuyau d’échappement (ou sa chicane), ces motards « déforment la voix » de leurs engins, provoquant des nuisances sonores insupportables pour les riverains.
Face à cette dérive qui est devenue une cause majeure d’accidents dans la commune, l’heure est à l’action. Le Bourgmestre de la commune rurale d’Aru est vivement interpellé pour coordonner une opération de grande envergure.
Il ne s’agit plus de simple sensibilisation, mais de faire respecter les normes techniques minimales pour sauver des vies.
S’alarment plusieurs observateurs locaux dont l’un d’eux confié à aruactualite.com, Adjio Andama Jacques témoigne que :
« Ces motos ainsi dépouillées deviennent des projectiles invisibles la nuit et imprévisibles le jour »
La responsabilité des responsables de parkings, l’autorité publique ne pourra pas agir seule. Les chefs des associations de Taxi-Moto d’Aru, d’Ariwara et d’Ingbokolo sont appelés à une prise de conscience immédiate. Il leur incombe de sensibiliser leurs membres respectifs afin que chaque taxi-man se conforme aux normes de sécurité avant de se mettre en circulation.
La sécurité routière à Aru est l’affaire de tous. Il est temps que la loi reprenne ses droits sur la chaussée.
Rédaction

