Devenu malgré lui le principal déversoir de détritus du centre commercial d’Ariwara, le quartier Ovutsiri tire la sonnette d’alarme. Entre odeurs méphitiques et risques d’épidémies, les habitants dénoncent une gestion chaotique de l’environnement et appellent à une intervention urgente des autorités de la chefferie des Zaki.
Situé à la périphérie du centre cosmopolite d’Ariwara, en territoire d’Aru, le quartier Ovutsiri est aujourd’hui le théâtre d’un spectacle désolant. Des tonnes de déchets ménagers s’y entassent, transformant ce milieu de vie en un véritable foyer d’insalubrité.
Le mode opératoire des pollueurs est bien rodé : c’est à la faveur de la nuit, alors que la population repose, que des individus transportent des sacs remplis d’ordures pour les abandonner le long des routes et dans les broussailles environnantes.
Interrogé ce vendredi 30 janvier 2026 par Aruactualite.com, un habitant du secteur, ayant requis l’anonymat, exprime son indignation face à cette pollution qui ne spared personne, pas même les établissements scolaires.
« Les gens viennent nuitamment avec leurs véhicules ou motos jeter des sacs remplis de déchets, comme s’il s’agissait de produits agricoles. L’atmosphère est polluée. Cette odeur nauséabonde risque de contaminer nos enfants et les élèves des écoles environnantes. La vie humaine est sacrée et mérite d’être protégée », s’insurge-t-il.
Face à cette « hémorragie » environnementale, les résidents ne se contentent pas de dénoncer ; ils proposent des solutions. La mise en place de zones de transit contrôlées et l’incinération systématique des déchets sont suggérées pour stopper cette pratique.
En effet, l’appel est désormais lancé aux autorités locales, notamment, Le chef de quartier et le chef du centre commercial ; l’administration de la chefferie des Zaki ; les services de l’Environnement et de l’Hygiène publique.
Si Ovutsiri est aujourd’hui le point focal de cette crise, le constat reste amer dans plusieurs autres quartiers d’Ariwara qui subissent un sort similaire. Malgré nos tentatives répétées pour obtenir une réaction des autorités compétentes, ces dernières sont restées injoignables.
Il est temps que des mesures de surveillance soient renforcées pour identifier les auteurs de ces dépôts sauvages et restaurer la salubrité dans cette partie stratégique du Nord-Est de la RDC.
Rédaction

