Le diocèse de Diocèse de Mahagi-Nioka hausse le ton face au risque de propagation de la maladie à virus Ebola dans la région. Dans un communiqué urgent signé le 20 mai 2026 dont la rédaction de aruactualite.com détient une copie, l’évêque du diocèse, Sosthène Ayikuli Adjuwa, appelle l’ensemble de la population, des paroisses, des écoles, des mouvements catholiques et des structures sanitaires à une vigilance accrue et à une mobilisation immédiate.
Ce communiqué officiel intervient quelques jours après la déclaration officielle, le 15 mai 2026, d’une nouvelle épidémie d’Ebola par le gouvernement de la République démocratique du Congo dans les zones de santé de Bunia, Rwampara et Mongbwalu, situées dans le diocèse voisin de Diocèse de Bunia et Mahagi-Nioka .
Dans son message pastoral, Mgr Sosthène Ayikuli prévient que le diocèse de Mahagi-Nioka reste fortement exposé aux risques de contamination en raison des mouvements de populations, des contacts familiaux, des activités commerciales ainsi que des transferts de corps en provenance des zones affectées.
« Ne nous faisons aucune illusion : notre diocèse n’est pas à l’abri », avertit-il, soulignant que la période d’incubation du virus, estimée entre deux et vingt-et-un jours, rend la propagation de la maladie particulièrement dangereuse et difficile à détecter.
Sans vouloir créer la panique, le prélat catholique insiste cependant sur l’urgence d’une réaction collective et disciplinée afin de protéger les communautés.
« La vie de nos communautés est en jeu. Nos prières doivent s’accompagner d’actes concrets de protection et de solidarité », écrit-il.
Renforcement des gestes barrières
Dans ce communiqué, l’évêque demande à chaque famille et à chaque fidèle de respecter strictement les mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains avec de l’eau propre et du savon, des cendres ou du chlore, l’évitement des contacts physiques inutiles ainsi que le signalement immédiat de tout cas suspect aux autorités sanitaires.
Il déconseille également toute manipulation sans protection des personnes malades ou décédées présentant des symptômes tels que la fièvre, les vomissements, les diarrhées ou les saignements.
Mgr Sosthène Ayikuli appelle aussi la population à éviter la consommation ou la manipulation d’animaux retrouvés morts, qu’ils soient domestiques ou sauvages.
Les paroisses, écoles et centres de santé mis à contribution
Le diocèse demande aux responsables des communautés chrétiennes, aux catéchistes et aux comités de base d’intensifier les campagnes de sensibilisation sur les signes de la maladie et les gestes barrières, tout en combattant la désinformation susceptible de freiner les efforts de riposte.
Les écoles, mouvements de jeunes et associations féminines sont invités à installer des dispositifs de lavage des mains et à limiter les rassemblements non essentiels.
De leur côté, les structures sanitaires catholiques et les personnels soignants sont appelés à activer immédiatement la surveillance épidémiologique, à renforcer les mesures d’hygiène et à prévoir des espaces d’isolement temporaire pour les éventuels cas suspects.
L’évêque recommande également l’utilisation systématique des équipements de protection individuelle dans toutes les structures de santé du diocèse.
Appel à l’unité et à la responsabilité
Dans la dernière partie de son message, Sosthène Ayikuli Adjuwa exhorte la population à collaborer avec les équipes de riposte et à éviter toute attitude de négligence ou de panique.
« La rigueur, la prière et la discipline sauvent des vies », insiste-t-il.
Le prélat demande enfin aux prêtres, religieux et responsables laïcs de faire lire ce communiqué dans toutes les messes dominicales et de l’afficher dans les lieux publics afin de renforcer la sensibilisation communautaire face à cette nouvelle menace sanitaire.
Nazaire Ozia le bon

