La République ougandaise organise ses élections présidentielles et législatives pour ce jeudi, le 15 janvier 2026. Cette 7eme élection sous le président sortant Yoweri Museveni, présente déjà de tensions fortes entre les partis avant le scrutin. Néanmoins, à la présidentielle, deux figures importantes sont mentionnées : Yoweri Museveni et Bobi Wine.
La première figure est celle du président sortant, Yoweri Museveni.Agé de 81 ans il s’est une fois de plus présenté candidat de cette élection. Après 40 ans de règne depuis 1986, Museveni cherche cette fois-ci à briguer un septième mandat, candidature rendue possible par des réformes constitutionnelles supprimant les limites d’âge et de mandats.
Il est ainsi perçu comme un garant de stabilité et développement par les uns, mais aussi comme un dirigeant autoritaire s’accrochant au pouvoir par les autres.
Le deuxième candidat phare est Bobi Wine. Originaire d’un bidonville de Kampala, il est considéré comme porte-voix de la jeunesse et le plus grand opposant de Museveni. De son vrai nom Robert Kyagulanyi, il est âgé de 43 ans, ancienne star du reggae et de l’afro beat. Il incarne les aspirations d’une jeunesse marginalisée et dénonce incessamment la corruption, l’injustice sociale et les violences policières de régime de son adversaire. Il commence la vie politique e 2017, et malgré de multiples arrestations et intimidations, il reste serein en se servant de ces dernières pour pousser sa popularité. Après les échecs aux élections précédentes, il promet un nouvel Ouganda en 2026 et appelle à vaincre la peur pour vaincre Museveni. Il est ainsi fortement soutenu par la population et surtout par le parti de l’opposant Kizza Besigye absent des bulletins de vote à cause de sa détention en prison.
Les élections se déroulent dans un climat mêlé de répression, coupure d’internet et inquiétudes. La commission ougandaise des communications a ordonné la suspension nationale d’internet à la veille du scrutin. Les autorités justifient cette mesure par la lutte contre la désinformation, la fraude électorale et l’incitation à la violence, malgré l’annonce récente du gouvernement de ne pas bloquer l’internet pendant les élections. Ceci soulève alors de fortes inquiétudes sur la liberté d’expression et la transparence du scrutin.
Il faut noter que l’Ouganda est un pays qui partage sa frontière avec le territoire d’Aru et ces deux frontières sontfortement liées sur le plan économique. L’usage de shilling, monnaie ougandaise, est très répandu à Aru en raison de la forte proximité avec l’Ouganda, au lieu de franc congolais.
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