Une vive inquiétude s’est emparée des habitants du centre de négoce d’Ariwara et de ses environs, dans la chefferie des Zaki. La découverte, le 1er juillet, du corps sans vie d’une femme présentant des symptômes hautement suspects fait peser le spectre d’une urgence sanitaire sur la région.
Le drame s’est noué au quartier Malembe. Selon des témoignages concordants recueillis auprès de la famille de la victime, cette dernière a brusquement présenté des signes cliniques sévères, notamment des vomissements de sang.
Prise de panique et se trouvant dans un état critique, la défunte aurait tenté de joindre son oncle par téléphone pour appeler à l’aide. Malheureusement, les forces lui ont manqué : elle s’est effondrée et a succombé sur place avant d’avoir pu obtenir du secours.
Face à la trajectoire foudroyante de la maladie et à la nature des symptômes, la réaction des autorités sanitaires ne s’est pas fait attendre. Le médecin chef de zone de santé d’Ariwara, le Dr Masumbuko, soutenu par son équipe et en étroite collaboration avec la structure des jeunes des Zaki, est immédiatement monté au créneau.
Une vaste campagne de sensibilisation flash a été lancée pour interdire formellement à la population de manipuler le corps sans encadrement médical sécurisé.
Mesure d’urgence : Des échantillons biologiques, incluant des résidus de sang vomi, ont été rigoureusement prélevés. Ils ont été acheminés en urgence vers la cité d’Aru pour y subir des analyses approfondies afin de lever le voile sur les causes exactes de ce décès.
L’objectif principal est de déterminer si ce cas est lié ou non à la Maladie à Virus Ebola (MVE), une menace que la région prend très au sérieux.
Le retour des mesures barrières
En attendant le verdict du laboratoire, la psychose s’installe, d’autant plus que le territoire d’Aru fait régulièrement face à des alertes sanitaires similaires.
Pour couper court à tout risque de propagation d’une éventuelle épidémie, le personnel soignant appelle la communauté au strict respect des consignes d’hygiène :
Lavage régulier des mains à l’eau propre et au savon (et/ou gel hydroalcoolique).
Limitation stricte des attroupements et des contacts physiques inutiles.
Interdiction de toucher aux fluides corporels des malades ou des personnes décédées.
Dans ce contexte de crise, la prudence, la vigilance et la discipline collective demeurent les meilleures armes de la population pour se protéger en attendant les résultats officiels.
Job Parquet Madhira

