Le 11ᵉ Conseil diocésain de la Pastorale scolaire et universitaire du diocèse de Mahagi-Nioka a clôturé ses travaux ce jeudi 23 juillet 2026 à Auzi, dans la chefferie des Kaliko. Organisées du 21 au 23 juillet, ces assises ont principalement porté sur l’évaluation de l’année scolaire 2025-2026 et la préparation de l’année scolaire 2026-2027.
Dans son intervention à la clôture de ces travaux, Mgr Sosthène Ayikuli Adjua, évêque du diocèse de Mahagi-Nioka, a insisté sur la nécessité d’évaluer régulièrement le chemin parcouru afin d’identifier les difficultés rencontrées et de dégager des solutions concrètes pour relever les défis qui se présentent au secteur éducatif.
Selon l’évêque, ce Conseil diocésain, organisé pour la onzième année consécutive, constitue un cadre de réflexion et de concertation permettant aux différents acteurs de faire le bilan de l’année écoulée et de se projeter vers la nouvelle année scolaire en tenant compte des défis identifiés.
« À la fin de l’année, il est question d’abord d’évaluer l’année passée, de voir quels ont été les défis et les difficultés, afin de projeter la nouvelle année scolaire », a expliqué Mgr Sosthène Ayikuli.
Pour le prélat, cette démarche doit permettre aux responsables de l’éducation de proposer des réponses adaptées aux réalités du terrain et de traduire concrètement les orientations définies au niveau national dans le contexte spécifique des écoles conventionnées catholiques.
Mgr Sosthène Ayikuli a également rappelé que l’éducation est une responsabilité partagée entre plusieurs acteurs, notamment l’État, les parents, les enseignants et les apprenants, qui doivent chacun jouer pleinement leur rôle pour garantir un encadrement harmonieux des enfants.
S’adressant particulièrement aux pouvoirs publics, l’évêque de Mahagi-Nioka a plaidé pour une attention accrue au secteur de l’éducation et pour l’amélioration des conditions socio-professionnelles des enseignants. Il a appelé l’État à consacrer un budget conséquent à l’éducation afin de permettre aux enseignants de travailler dans des conditions dignes et de se consacrer pleinement à leur mission.
« Il faudrait vraiment que le gouvernement prenne à cœur ce secteur de l’éducation, pour que les enseignants reçoivent un salaire qui leur permette de joindre les deux bouts du mois. Cela veut dire un salaire décent. C’est un devoir », a-t-il souligné.
Le prélat a par ailleurs insisté sur la responsabilité des parents dans l’éducation de leurs enfants. Au-delà de la prise en charge des besoins matériels, notamment l’habillement et l’alimentation, les parents sont appelés à accompagner leurs enfants sur le plan intellectuel et à veiller à leur progression à travers l’école.
Quant aux apprenants, Mgr Sosthène Ayikuli les a placés au cœur même du processus éducatif. Il a estimé que les efforts consentis par les parents et les enseignants ne peuvent produire les résultats escomptés sans l’engagement et le sens de responsabilité des élèves eux-mêmes.
« Lorsque les apprenants ne prennent pas leurs responsabilités, tout ce que les parents et les enseignants peuvent faire n’importera pas », a-t-il fait observer, appelant ainsi l’ensemble des acteurs à assumer leurs responsabilités respectives.
Ces assises ont réuni plusieurs responsables et acteurs du système éducatif catholique du diocèse de Mahagi-Nioka, notamment les coordonnateurs sous-provinciaux, les curés des paroisses, les conseillers de l’enseignement primaire et secondaire, le représentant de l’Association des parents d’élèves catholiques ainsi que le délégué du SYNECATH.
Les travaux ont été accueillis par le sous-coordonnateur des écoles conventionnées catholiques de Laybo, Monsieur Adriko Miria Célestin, qui a contribué à l’organisation de cette session du Conseil diocésain.
À l’issue des échanges, les participants ont été appelés à renforcer la collaboration entre les responsables ecclésiastiques, les gestionnaires scolaires, les enseignants, les parents d’élèves et les apprenants, afin de consolider les acquis et de relever les défis persistants dans le secteur de l’éducation.
Le diocèse de Mahagi-Nioka compte 827 écoles maternelles, primaires et secondaires, constituant un vaste réseau éducatif dont le fonctionnement nécessite une coordination permanente, une planification rigoureuse et des stratégies adaptées aux réalités locales.
La clôture de ce 11ᵉ Conseil diocésain de la Pastorale scolaire et universitaire marque ainsi le début de la mise en œuvre des recommandations issues de trois jours de travaux, avec pour ambition d’améliorer la qualité de l’enseignement, l’encadrement des apprenants et les conditions d’apprentissage au sein des établissements scolaires conventionnés catholiques du diocèse de Mahagi-Nioka.
Job Parquet Madhira

