Un ancien conflit de limites foncières a de nouveau dégénéré en violences armées dans le territoire d’Aru, au nord-est de la République démocratique du Congo. Les affrontements, survenus dans la soirée du mercredi 8 juillet 2026 dans le groupement d’Azumba, opposent les familles Odru et Ayiko. Le bilan provisoire fait état d’un mort, de plusieurs blessés graves et de lourds dégâts matériels.
L’alerte a été lancée par la coordination de la Société civile Forces vives des Aluru, qui dénonce une recrudescence dramatique des violences dans cette partie de la chefferie des Aluru-Adranga.
Selon Ongua Kalata Sabuni, coordonnateur de cette structure citoyenne, les affrontements ont causé : au moins un mort et cinq blessés graves ; l’incendie de plusieurs centaines de maisons dans le village Ayaya ; le déplacement massif de nombreux ménages vers des zones sécurisées ; La destruction de récoltes ainsi que le pillage et l’abattage de bétail (chèvres et porcs).
Face à la détérioration rapide de la situation sécuritaire, la société civile interpelle directement les autorités administratives, les services de sécurité et le pouvoir coutumier.
« En ce moment difficile que traverse la chefferie des Aluru-Adranga, il est indispensable que le chef de la chefferie et les autorités territoriales interviennent rapidement. Ce vieux conflit entre les deux familles continue de causer d’importants dégâts et la violence ne cesse de s’intensifier », a déclaré Ongua Kalata Sabuni.
De son côté, le chef du groupement d’Azumba, Mundua Adia, confirme que la situation demeure extrêmement tendue sur le terrain. Il exhorte les deux communautés à déposer l’affaire :
« En ma qualité de chef du groupement, j’appelle les deux parties au calme. Je reste convaincu qu’une résolution pacifique constitue la meilleure voie pour mettre fin à cette hémorragie », a-t-il indiqué.
Jusqu’au moment de la publication de cet article, aucune réaction officielle des autorités territoriales ni des services de sécurité de l’Ituri n’a encore été enregistrée.