Les quatre leaders de la société civile Forces vives de la chefferie des Zaki ont obtenu une liberté provisoire ce dimanche 5 juillet 2026, après avoir été interpellés le vendredi 3 juillet par les services de la justice militaire. Les faits se déroulent dans le
territoire d’Aru, en province de l’Ituri, à environ 345 kilomètres de Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
À leur arrivée au centre commercial d’Ariwara, les quatre responsables ont été chaleureusement accueillis par le président territorial de la jeunesse d’Aru, Jacques Mokili Kaloma, ainsi que par une foule de jeunes venus leur témoigner leur soutien. Les habitants ont exprimé leur solidarité envers ces leaders qu’ils considèrent comme des défenseurs des intérêts de la population. Ils ont également réaffirmé leur attachement à la vision du Président de la République, du gouverneur de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo Mulumba, ainsi que du chef de la chefferie des Zaki, Sa Majesté Etoma Kelea Avo.

Dans une interview exclusive accordée à Aruactualite.com , le coordonnateur de la société civile Forces vives de la chefferie des Zaki, Anguva Wadri Salomon, est revenu sur les circonstances de leur interpellation.
« Comme vous le savez, nous avons répondu à la convocation de l’auditorat militaire d’Aru le vendredi 3 juillet. Nous avons été entendus au sujet du mémorandum déposé le 29 avril 2026 ainsi que de l’installation des pancartes le 24 mai dernier au niveau de la rivière Aru, vers Ovua, du côté de la chefferie des Nio-Kamule. Nous avons fourni toutes les explications demandées par la justice. Aujourd’hui, nous sommes en liberté provisoire. J’appelle toute la jeunesse de la chefferie des Zaki au calme, à la paix et à cultiver l’esprit d’amour », a-t-il déclaré.
De son côté, le président de la jeunesse de la chefferie des Zaki, Aderebho Abdallah Ovu, a invité les jeunes à garder leur calme et à demeurer vigilants.
« La justice a accompli son travail et nous avons répondu à toutes les exigences de la procédure. Nous demandons à la jeunesse de rester sereine, de ne pas céder à la panique et de dénoncer tout mouvement suspect susceptible de troubler l’ordre public afin de préserver la paix », a-t-il affirmé.
Le président territorial de la jeunesse d’Aru, Jacques Mokili Kaloma, a, pour sa part, appelé l’ensemble des jeunes du territoire à privilégier la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
« Le plus important est de préserver la paix. J’invite tous les jeunes du territoire d’Aru à vivre ensemble dans l’unité et à s’inspirer de l’exemple de dialogue et de responsabilité démontré par leurs frères de la chefferie des Zaki », a-t-il déclaré, tout en remerciant la population pour l’accueil réservé aux responsables libérés.
Pour rappel, les personnes concernées sont Anguva Wadri Salomon, coordonnateur du conseil local de la société civile de la chefferie des Zaki, Justin Sabote Eza, Aderebho Abdallah Ovu, président de la société civile Forces vives de Zaki, ainsi qu’Emudha Angundru Bellarmin, vice-président chargé de l’administration. Ils avaient été interpellés dans le cadre d’une enquête portant sur une présumée irrégularité liée à la procédure de dépôt d’un mémorandum introduit le 29 avril 2026.
Job Parquet Madhira

