L’Hôpital Général de Référence (HGR) Sainte Joséphine Bakhita d’Ariwara, dans le territoire d’Aru (Ituri), a procédé, le samedi 4 juillet, à l’ouverture officielle de sa morgue. Cette nouvelle infrastructure, la toute première du centre commercial d’Ariwara, constitue une avancée majeure dans le renforcement de l’offre des soins et des services funéraires au bénéfice de la population.
La cérémonie d’inauguration a été présidée par l’abbé curé Jean-Claude Ukwanuru, en présence des responsables de l’hôpital, du personnel soignant et de plusieurs invités.
À cette occasion, le Médecin Directeur de l’établissement a expliqué que cette morgue répond à un besoin essentiel de conservation des dépouilles dans des conditions respectueuses de la dignité humaine. Il a souligné que cette chambre mortuaire permettra désormais d’assurer une meilleure prise en charge des corps avant leur inhumation.
« Cette morgue n’est pas un simple local destiné à accueillir les dépouilles après un décès. Elle constitue un maillon essentiel de l’organisation hospitalière, à l’intersection des soins, de l’administration, de la logistique, des exigences juridiques, de l’éthique et de l’accompagnement des familles endeuillées. Son fonctionnement repose sur des protocoles rigoureux garantissant, avant tout, le respect de la dignité du défunt », a déclaré le Médecin Directeur de l’HGR Sainte Joséphine Bakhita.
Prenant également la parole, la Révérende sœur Salomé, administratrice gestionnaire (AG) de l’HGR Sainte Joséphine Bakhita d’Ariwara, est revenue sur les motivations ayant conduit à la réalisation de cette infrastructure. Elle a indiqué que ce projet est né de la volonté de répondre à une préoccupation majeure de la communauté, qui ne disposait jusque-là d’aucune morgue moderne.
« Jusqu’à présent, lorsqu’un habitant d’Ariwara ou des localités environnantes perdait un proche, la famille était contrainte de solliciter une ambulance pour transférer la dépouille vers la morgue d’Aru, avant d’organiser son rapatriement à Ariwara pour les obsèques. Cette situation entraînait des dépenses considérables liées au transport et aux frais de conservation. Conscients de cette réalité, nous avons entrepris la construction de cette morgue afin d’alléger le fardeau financier des familles, de rapprocher ce service de la population et de garantir une prise en charge plus digne des défunts », a expliqué la sœur Salomé.
Outre cette infrastructure, l’hôpital s’est également doté d’un véhicule corbillard destiné à assurer le transport et l’accompagnement des dépouilles vers la nécropole, améliorant ainsi la qualité des services offerts aux familles endeuillées.
Avec cette réalisation, l’Hôpital Général de Référence Sainte Joséphine Bakhita franchit une étape importante dans la modernisation de ses infrastructures sanitaires. Cette première morgue d’Ariwara vient combler un vide longtemps ressenti par la population et marque une évolution significative du système de santé local.
Nazaire Ozia le bon

