L’alerte a été donnée ce mercredi 22 juillet à Ariwara, dans le territoire d’Aru. La découverte d’une tombe fraîchement creusée à l’insu de l’administration du cimetière suscite l’incompréhension générale, sur fond d’état d’alerte sanitaire dans la région.
Une bien étrange découverte perturbe la quiétude de la chefferie des Zaki. Ce mercredi 22 juillet aux alentours de midi, un cercueil enterré sans le moindre corps à l’intérieur a été déterré au cimetière d’Ebi, situé au cœur du centre commercial d’Ariwara, à plus de 45 kilomètres du chef-lieu du territoire d’Aru (province de l’Ituri).
L’alerte a été donnée par l’administrateur gestionnaire du cimetière. Intrigué par la présence d’une sepulture récemment aménagée sans son autorisation préalable et suspectant des irrégularités dans la confection de la tombe, ce dernier a immédiatement saisi les autorités locales.
Cette intervention s’inscrit dans un contexte particulièrement sensible : le territoire d’Aru fait actuellement face à une épidémie de maladie à virus Ebola. Dans cette situation d’urgence sanitaire, tout enterrement hors du cadre officiel fait l’objet d’une vigilance renforcée pour parer à tout risque épidémiologique.
Selon des sources concordantes sous couvert d’anonymat, le déterrement a été confié à une équipe d’intervention sanitaire dédiée à la riposte contre Ebola.
À l’ouverture du cercueil, les équipes de constatation ont confirmé les soupçons : le contenant était rigoureusement vide.
Les premiers éléments suggèrent que la mise en terre clandestine aurait eu lieu dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 juillet. Ces informations restent toutefois à confirmer par les services officiels.
Pour l’heure, les motivations réelles derrière cet acte clandestin demeurent un mystère total. Une enquête judiciaire et sécuritaire a été ouverte afin d’identifier les auteurs de cet enterrement nocturne et de faire la lumière sur cette affaire.
À l’heure où nous traçons ces lignes, ni les services de sécurité, ni les responsables de la riposte sanitaire n’ont émis de communication officielle.
Affaire à suivre.
Parquet Madhira Job

