Zaki : ‹‹ Une odeur nauséabonde de sang coagulé, de fumée, de déchets organiques en décomposition et les nuées de mouches ››, l’insalubrité autour de l’abattoir du Quartier Ariwara
Dans la chefferie des Zaki, à 345 kilomètres au nord-est de Bunia (Ituri), les résidents de l’avenue Dépôt, au quartier Ariwara, cohabitent quotidiennement avec un voisin encombrant et dangereux : un abattoir de bétail installé en plein milieu des habitations. Ce commerce, pourtant essentiel pour l’alimentation de la population, s’est transformé au fil du temps en un véritable foyer d’infection à ciel ouvert.
Le constat alarmant a été dressé ce samedi 20 juin 2026 par Parquet Madhira Job, journaliste à la Radio Communautaire Simba et Directeur général du média en ligne http://www.aruactualite.com.
De passage dans le quartier, le reporter décrit une scène révoltante, les bouchers y abattent les bêtes à même le sol, dans un espace totalement dépourvu d’eau courante, de canalisations ou de fosses de traitement. Une odeur nauséabonde de sang coagulé, de fumée et de déchets organiques en décomposition s’infiltre dans les maisons, imprègne les murs et s’accroche aux vêtements des habitants.
« J’ai été stupéfait par l’odeur qui se répand partout dans ce quartier. On se demande comment les bouchers peuvent travailler dans de telles conditions sans entretenir ce lieu, et surtout comment la population locale réussit encore à respirer ici », s’indigne le journaliste.
Les enfants qui jouent à proximité, les femmes qui cuisinent et les personnes âgées sont en première ligne face aux risques d’infections respiratoires, de diarrhées et de maladies cutanées.
Dans une province historiquement confrontée à des menaces épidémiques majeures comme le virus Ebola, tolérer un tel foyer d’insalubrité s’apparente à un jeu dangereux.
L’urgence absolue réside dans la délocalisation immédiate de cet abattoir hors de l’avenue Dépôt. Il s’avère indispensable de réinstaller cette activité sur un site aménagé, éloigné des habitations, et doté de systèmes de drainage, d’accès à l’eau et de traitement des déchets.
Les promesses ne suffisent plus. Il est désormais temps d’agir fermement et rapidement, avant qu’une crise sanitaire majeure n’ait le dernier mot.