La Journée internationale du travail a été célébrée ce 1er mai à Ariwara, à l’instar de nombreux pays à travers le monde, dont la République démocratique du Congo. À cette occasion, des travailleurs issus de différents secteurs d’activité ont exprimé leurs préoccupations concernant la situation de l’emploi, tant au niveau local que national.
Au cours d’un micro-trottoir réalisé par la rédaction de aruactualité.com, plusieurs intervenants ont dénoncé un ensemble de difficultés persistantes, notamment l’accès limité à l’emploi, la rareté des opportunités professionnelles, la faiblesse des rémunérations ainsi que les retards récurrents dans le paiement des salaires.
« Le travail devient de plus en plus difficile dans notre milieu et plus précisément ici à Ariwara. Même quand on trouve un emploi, les conditions ne sont pas toujours respectées, surtout au niveau du paiement. »
« Nous avons des diplômes, mais les emplois sont rares. Beaucoup de jeunes restent sans activité, ce qui crée du découragement. », s’est exprimé n jeune diplômé
« Les salaires ne sont pas réguliers. Parfois on travaille plusieurs mois sans être payé correctement. Cela démotive énormément. » Un agent du secteur privé
« Il faut que l’État pense sérieusement à créer des emplois et à soutenir les petites activités locales pour réduire le chômage. », a dit une travailleuse du commerce
Face à cette réalité, les travailleurs appellent les autorités à renforcer les politiques de création d’emplois et à améliorer les conditions de travail. Ils encouragent également la population, en particulier les jeunes, à développer l’esprit d’initiative afin de lutter contre le chômage et les dérives sociales telles que le banditisme.
« Le gouvernement doit renforcer la création d’emplois, surtout pour les jeunes, afin de réduire le chômage dans notre milieu. »
« Les employeurs doivent respecter les travailleurs. Le paiement régulier des salaires est essentiel pour la stabilité sociale. »
« Il est important d’encourager la formation professionnelle pour permettre aux jeunes de devenir autonomes et compétitifs. »
« Le chômage pousse certains jeunes vers de mauvaises pratiques. Il faut donc promouvoir l’entrepreneuriat à tous les niveaux. », a fait savoir un entrepreneur
Instituée au 19ᵉ siècle à la suite des luttes ouvrières pour de meilleures conditions de travail, la Journée internationale du travail demeure aujourd’hui un moment mondial de réflexion, de reconnaissance des travailleurs et de promotion de la justice sociale ainsi que du travail décent.
Nazaire OZIA LE BON

