À deux jours de la célébration de la Journée internationale du travail, le Ministère de l’Emploi et du Travail a tranché : le vendredi 1er mai 2026 sera bel et bien chômé et payé sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. L’information a été rendue publique ce mercredi 29 avril à travers un communiqué officiel dont la rédaction du média en ligne aruactualite.com détient une copie.
Cette décision ne relève pas d’une mesure exceptionnelle, mais de l’application stricte de la législation en vigueur. Le ministère s’appuie en effet sur l’ordonnance n°23/042 du 30 mars 2023, texte qui fixe la liste des jours fériés légaux en RDC. Ce document classe clairement le 1er mai parmi les dates reconnues comme jour de repos légal, avec maintien intégral de la rémunération pour l’ensemble des travailleurs, qu’ils relèvent du secteur public, du secteur privé ou du secteur informel structuré.
Dans son communiqué, le Ministère de l’Emploi et du Travail tient à informer l’ensemble des acteurs du monde professionnel : « Le ministère porte à la connaissance du public en général, et des organisations professionnelles d’employeurs et de travailleurs en particulier, qu’aux termes de l’ordonnance n°23/042 du 30 mars 2023 fixant la liste des jours fériés légaux en RDC, la journée du 1er mai est déclarée chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national ». Un rappel qui vise à éviter toute interprétation et à garantir le respect du droit des travailleurs.
Au-delà de l’aspect légal, le 1er mai conserve une portée hautement symbolique. Célébrée dans le monde entier, la Journée internationale du travail est l’occasion de rendre hommage aux efforts des travailleuses et des travailleurs, de défendre leurs droits et de promouvoir le dialogue social. En RDC, cette date donne généralement lieu à des défilés, des rassemblements syndicaux et des prises de parole sur les conditions de travail, la sécurité de l’emploi et le pouvoir d’achat.
Concrètement, ce vendredi 1er mai 2026, les administrations publiques, les entreprises privées, les banques, les écoles et la majorité des commerces observeront un arrêt de travail. Seuls les services dits essentiels, comme les hôpitaux, la police ou les médias, fonctionneront selon le régime de permanence habituel, conformément aux dispositions prévues par le Code du travail.
Avec cette confirmation officielle, les employeurs sont désormais appelés à prendre toutes les dispositions nécessaires pour se conformer à la loi. Pour des millions de Congolaises et de Congolais, ce jour férié sera synonyme de repos, mais aussi de réflexion sur les défis et les avancées du monde du travail en République Démocratique du Congo.
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