La lutte contre les vers intestinaux s’intensifie dans le secteur des Ndo. Ce mercredi 29 avril 2026, l’École Primaire 2 Ekeyi, située dans le groupement Kandoy, secteur des Ndo, territoire d’Aru en province de l’Ituri, a servi de cadre à une importante activité de déparasitage en milieu scolaire. Plusieurs relais communautaires des aires de santé de Kandoy se sont mobilisés pour administrer un traitement préventif aux élèves, dans le but de réduire la prévalence des parasitoses intestinales qui affectent encore de nombreux enfants en milieu rural.
Selon Ulwor Mungu Bedhijo, relais communautaire de santé de Kandoy présent sur place, cette campagne ciblait spécifiquement les enfants âgés de 5 à 15 ans. « Nous sommes ici à l’école primaire pour la distribution de l’albendazole, un médicament destiné à éliminer les vers intestinaux. Cette opération est d’une grande importance pour la santé de nos enfants. Nous demandons aux parents et aux élèves concernés de ne pas négliger ce traitement, car les vers intestinaux provoquent l’anémie, la malnutrition et freinent la croissance ainsi que la concentration en classe », a-t-il expliqué. Le relais communautaire a insisté sur le caractère gratuit du médicament et sur son innocuité, rappelant que le déparasitage de masse est une stratégie recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé dans les zones où ces infections sont endémiques.
Du côté de l’établissement scolaire, l’initiative a été accueillie avec satisfaction. Le directeur de l’EP 2 Ekeyi, M. Udaga Meni Joël, s’est dit honoré de recevoir l’équipe des relais communautaires au sein de son institution. « Nous avons la joie d’accueillir nos vaccinateurs qui sont venus administrer le médicament contre les vers intestinaux à nos enfants de 5 à 15 ans. C’est une action salutaire pour la santé de nos élèves », a-t-il déclaré. Toutefois, le responsable de l’école n’a pas caché ses regrets face à l’attitude de certains parents. « Nous déplorons le comportement de quelques parents qui ont préféré garder leurs enfants à la maison ou qui craignent ce médicament. Nous leur demandons de changer de mentalité, car la santé des enfants est aussi précieuse que celle des adultes. Refuser ce traitement, c’est exposer son enfant à des maladies évitables », a-t-il ajouté.
Cette campagne de déparasitage s’inscrit dans le programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées, piloté par le Ministère de la Santé Publique avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Les relais communautaires, véritables courroies de transmission entre les structures de santé et la population, jouent un rôle crucial dans la sensibilisation et l’administration des soins de proximité. À Kandoy, leur présence sur le terrain permet de rapprocher les services de santé des communautés les plus éloignées.
Les autorités sanitaires du secteur des Ndo appellent donc les parents à collaborer pleinement lors de ces campagnes. Sensibiliser les enfants, les encourager à prendre le traitement et faire confiance aux agents de santé restent les meilleurs moyens de protéger la jeune génération contre les vers intestinaux. Car un enfant en bonne santé, c’est un élève attentif, performant, et un avenir assuré pour toute la communauté.
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