La recrudescence de l’insécurité continue de susciter de vives inquiétudes dans le centre commercial d’Ariwara, en chefferie des Zaki, territoire d’Aru (Ituri). Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 avril 2026, un cambriolage à main armée a fait quatre blessés au quartier Malé, sur l’avenue Freedom.
Selon des informations recueillies sur place, des hommes armés non encore identifiés ont pris pour cible la résidence de Steve, agent de l’Office congolais de contrôle (OCC) affecté à Mahagi. Les faits se sont produits aux environs de 1 heure du matin.
D’après plusieurs témoignages concordants, cinq assaillants lourdement armés, munis notamment d’armes à feu, de machettes, de couteaux et de barres de fer, ont fait irruption dans la parcelle après avoir menacé la sentinelle. Craignant pour sa vie, cette dernière s’est réfugiée à l’intérieur de la maison. Les malfaiteurs ont ensuite pris du temps pour forcer le portail avant de pénétrer dans l’habitation. Une fois à l’intérieur, ils ont tiré plusieurs coups de feu pour intimider les occupants, avant d’exiger de l’argent et des biens de valeur.
« Ils sont arrivés vers 1 heure du matin. Depuis l’extérieur, ils ont menacé de tuer toute sentinelle qu’ils trouveraient dans la parcelle. Après avoir forcé le portail, ils sont entrés et ont tiré plusieurs coups de feu sur les portes. Ils ont exigé de l’argent, puis ont emporté des téléphones et d’autres biens. Quatre personnes ont été blessées en tentant de s’interposer », a confié l’une des victimes.
Les assaillants sont repartis avec une importante somme d’argent en dollars américains et en shillings ougandais, ainsi que plusieurs téléphones portables et d’autres objets de valeur. Les quatre personnes blessées ont été admises dans une structure sanitaire de la place pour des soins appropriés.
Alertés, les services de sécurité se sont rendus sur les lieux pour effectuer le constat d’usage et confirmer les faits. Toutefois, leur intervention, jugée tardive par plusieurs habitants, relance le débat sur la capacité de réponse des forces de sécurité face à la montée de la criminalité dans cette agglomération frontalière.
Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de forte tension sécuritaire à Ariwara, alors que la société civile forces vives a décrétée une journée de ville morte sur toute l’étendue de la chefferie des Zaki pour dénoncer l’insécurité grandissante. Pendant ce temps, les autorités locales poursuivent les concertations en vue de définir des mesures urgentes et efficaces pour endiguer ce phénomène.
Au sein de la population, l’inquiétude ne cesse de croître. De nombreuses voix s’interrogent désormais sur l’efficacité des actions engagées jusque-là et appellent à des réponses concrètes et immédiates pour restaurer la sécurité des personnes et de leurs biens.
Rédaction

