À Ariwara, dans la province de l’Ituri, la récente décision du chef de la chefferie des Zaki de lever l’obligation du port du casque de protection continue de susciter une vive controverse au sein de la communauté. Initialement motivée par des préoccupations sécuritaires, le casque étant perçu comme un moyen d’infiltration pour des individus non identifiés , cette mesure fait désormais l’objet de critiques croissantes.
En première ligne, l’Administrateur du territoire d’Aru, colonel Richard Mbambi Kingana Kitabakulu, a exprimé son profond désaccord, dénonçant une décision aux conséquences potentiellement graves sur la sécurité routière.
Dans une déclaration ferme, l’autorité territoriale met en garde contre une recrudescence des accidents de circulation, notamment chez les conducteurs de motos, très nombreux dans ce centre commercial dynamique.
Selon lui, le casque ne relève pas uniquement d’une exigence réglementaire, mais constitue avant tout un dispositif de protection indispensable pour les usagers de la route. Son port permet, insiste-t-il, de réduire considérablement les risques de traumatismes graves en cas d’accident.
Au-delà de l’aspect routier, le colonel Richard Mbambi Kingana Kitabakulu souligne également les enjeux sécuritaires plus larges. Il estime que le port du casque contribuait à une meilleure régulation des conducteurs et facilitait leur identification en cas d’incident, un atout non négligeable dans un contexte marqué par des défis sécuritaires.
Face à cette situation, l’Administrateur du territoire appelle le pouvoir coutumier à reconsidérer sa décision dans l’intérêt supérieur de la population. Il exhorte par ailleurs les motocyclistes et autres usagers de la route à faire preuve de civisme et de responsabilité en continuant à porter le casque, même en l’absence d’une contrainte formelle.
Sur le terrain, l’opinion publique reste partagée. Si certains habitants saluent une mesure qui allège les contraintes du quotidien, d’autres soutiennent la position de l’autorité territoriale, estimant que la préservation de la vie humaine et la sécurité doivent primer sur toute autre considération.
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