Ce qui devait protéger les citoyens est devenu leur menace. Face à la recrudescence de l’insécurité dans le centre commercial d’Ariwara, Sa Majesté Alphonse Etoma Kelea Avo, chef de la chefferie des Zaki, a demandé, ce vendredi 10 avril 2026, la levée de l’obligation du port du casque pour les conducteurs.
L’objectif de cette mesure est clair : ôter aux malfrats l’anonymat que leur offrait cet équipement de protection.
Initialement instauré pour réduire la mortalité routière, le port du casque a été détourné par des bandits de grand chemin. Opérant à visage couvert, souvent armés, ces derniers profitaient de cet accessoire pour mener des incursions criminelles en toute impunité, rendant toute identification impossible par les témoins ou les services de sécurité.
Devant l’urgence sécuritaire, l’autorité coutumière a instruit la Police de Circulation Routière (PCR) de rendre le port du casque désormais facultatif dans l’agglomération d’Ariwara. Cette décision doit permettre aux services de sécurité, à la jeunesse et aux forces vives de repérer plus facilement tout individu au comportement suspect.
Au-delà de cette décision administrative, le Chef Alphonse Etoma Kelea Avo a insisté sur la coresponsabilité en matière de sécurité :
« Nous devons tous investir afin de prendre nos responsabilités en main pour assurer la sécurité de nos communautés. La sécurité est l’affaire de tous ; nous devons contribuer à notre propre protection et à celle de notre prochain, car la vie humaine est sacrée. »
Cette mesure exceptionnelle vise à briser le cycle de l’insécurité qui fragilise ce centre cosmopolite. Les autorités locales exhortent désormais la population à une collaboration étroite avec les forces de l’ordre pour débusquer les réseaux criminels qui sévissent dans la chefferie des Zaki.
Rédaction

