Sa Majesté Alphonse Etoma Kelea Avo, chef de la chefferie des Zaki, a lancé un appel vibrant à ses administrés. L’objectif : faire de l’enregistrement des enfants à l’état civil une priorité absolue dès la naissance.
Située à environ 345 kilomètres de Bunia, dans le territoire d’Aru (Province de l’Ituri), la chefferie des Zaki fait face à un défi de taille : de nombreux enfants grandissent sans existence légale. Face à cette situation, l’autorité coutumière a décidé de monter au créneau.
Pour Alphonse Etoma Kelea Avo, cet acte administratif, bien que souvent négligé, est le socle de l’avenir de chaque citoyen.
« L’enregistrement à l’état civil constitue la première reconnaissance officielle de l’existence d’un enfant par l’État », a rappelé le numéro un de la chefferie.
Il ajoute par ailleurs qu’ :
« Il est impératif que nous prenions conscience de l’importance de cet acte pour l’avenir de nos enfants », a-t-il déclaré avec fermeté devant la communauté.
Au-delà de l’aspect administratif, le Chef de chefferie a rappelé que l’identité est un droit fondamental. Il a exhorté les parents, mais aussi les leaders communautaires, à s’impliquer activement pour que chaque naissance soit déclarée dans les délais légaux.
Cet appel intervient dans un contexte régional marqué par un faible taux d’enregistrement, exposant les jeunes à une forme d’invisibilité vis-à-vis des institutions.
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