D’un partenariat annoncé sous le signe de la confiance, il ne reste aujourd’hui qu’un climat de tensions et de soupçons. Accusée d’avoir ignoré ses engagements après exécution des prestations médiatiques, la Fondation Kinalegu, prix Nobel Alison des forges 2012, se retrouve au centre d’un dossier qui ébranle son image publique longtemps mystifiée. Ce qui devait être une collaboration professionnelle s’est transformé en une séquence d’opacité, de promesses non tenues et de silence prolongé.
Selon la rédaction du média en ligne Actuafrique7.cd, un accord clair avait été conclu de bonne foi pour assurer la couverture médiatique et la valorisation des activités de la Fondation. Articles publiés, visibilité offerte, engagements respectés dans les délais : le média affirme avoir rempli sa part du contrat sans faillir. En retour, il était attendu une contrepartie définie d’un commun accord. Mais après exécution des prestations, place au mutisme.
Aucune explication officielle. Aucun calendrier respecté. Aucune clarification publique. Les multiples relances seraient restées lettre morte. Un comportement qui dépasse la simple négligence administrative et qui, aux yeux du média lésé, s’apparente à une stratégie d’évitement délibérée. Dans un environnement où la crédibilité repose sur la confiance, un tel silence prend des allures de mépris.
Plus grave encore, cette situation jette une ombre sur l’image d’une structure censée promouvoir des valeurs sociales et communautaires. On ne peut prétendre défendre l’intérêt collectif tout en piétinant les règles élémentaires de loyauté contractuelle. La cohérence entre le discours public et les pratiques internes constitue le socle de toute organisation qui aspire au respect.
Pour Actuafrique7.cd, l’enjeu dépasse le simple différend financier. Il s’agit d’un principe : la défense de la dignité professionnelle et du respect des engagements formels. La rédaction envisage de rendre publics les éléments du dossier afin d’éclairer l’opinion et de prévenir d’autres partenariats hasardeux.
Un autre média qui dénonce les pratiques qu’il qualifie d’« escroquerie » de la Fondation Kinalegu est le média en ligne Dunguinfo.com, dont directeur, Pierre Mungu Guma, affirme que son organe de presse aurait été parmi les premiers partenaires à se sentir lésés.
« Nous avons été les premiers partenaires à être totalement déçus. C’est après que nous avons verrouillé notre système qu’ils se sont tournés vers vous, Actuafrique7.cd. Cette mauvaise pratique doit cesser. Le métier de journaliste mérite respect et considération », a-t-il déclaré.
Au-delà de cette affaire précise, c’est toute la question de l’éthique des partenariats en RDC qui est posée. Peut-on bâtir un environnement médiatique solide lorsque la parole contractuelle devient optionnelle ? Peut-on parler de développement sans responsabilité ? Dans ce dossier, la réponse semble tristement évidente : sans respect des engagements, il n’y a ni crédibilité, ni confiance, ni avenir durable.
Contactée pour réagir à ces allégations, la Fondation Kinalegu ne s’était pas encore prononcée au moment de la publication de cet article.
Aujourd’hui, la balle est dans le camp de la Fondation Kinalegu, dont le vernis s’est fissuré sous les yeux de l’opinion. Le silence ne suffira plus. L’opinion attend des explications claires, des réponses précises et, surtout, des actes.
Via Orientalinfo.net

