À l’occasion de la Journée mondiale de la radio célébrée ce 13 février 2026, le président de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), sous-section d’Aru, a salué le travail acharné des professionnels des médias du territoire. Entre innovation technologique et défis financiers, Isaac Etsoni Ondoa appelle à un soutien accru pour ce secteur vital.
Situé à environ 300 kilomètres de Bunia, dans le nord-est de la République Démocratique du Congo, le territoire d’Aru a vibré au rythme de la Journée internationale de la radio. Pour cette édition 2026, placée sous le thème « Radio et Intelligence Artificielle », l’heure est au bilan et aux perspectives pour les médias locaux.
Dans une interview exclusive accordée à Aruactualite.com, Isaac Etsoni Ondoa, président de l’UNPC/Aru, a exprimé sa gratitude envers les journalistes locaux. Il a tenu à « jeter des fleurs » à ceux qu’il appelle les partenaires de la paix.
« Nous saluons aujourd’hui la prestation des radios du territoire d’Aru, des médias en ligne, ainsi que des radios communautaires et confessionnelles. Ces professionnels se donnent corps et âme pour diffuser des informations fiables. Nous devons faire confiance à ces hommes et femmes du micro et aux éditeurs en ligne », a-t-il déclaré.
Alors que l’intelligence artificielle transforme le paysage médiatique, le président de l’UNPC a rappelé que la radio demeure l’outil de communication le plus résilient, particulièrement dans les zones rurales de l’Ituri.
- Fiabilité : Un pilier essentiel face à la montée des fake news.
- Accessibilité : Un média capable d’émettre en temps de crise, de guerre ou d’urgence.
- Éducation : Un substitut crucial là où le taux d’alphabétisation reste faible, fournissant des conseils vitaux sur l’agriculture, la santé et la météo.
Malgré ce tableau élogieux, le secteur traverse des zones de turbulences. Isaac Etsoni Ondoa a profité de cette tribune pour plaider en faveur d’un meilleur accompagnement des professionnels des médias.
Selon lui, deux axes sont prioritaires :
- Le soutien financier : Pour garantir l’indépendance et la survie des stations locales.
- Le renforcement des capacités : Pour permettre aux journalistes de dompter l’intelligence artificielle et de rester compétitifs à l’échelle mondiale.
Le message est clair : pour que la radio continue de porter la voix des sans-voix à Aru, elle doit être soutenue, modernisée et respectée.
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