La sous-division d’Ariwara, dans la province éducationnelle Ituri 2, a vibré au rythme d’une importante rencontre pédagogique ce mercredi 4 février 2026. Les chefs d’établissements des écoles conventionnées catholiques se sont réunis pour définir de nouvelles stratégies d’encadrement des finalistes, face à la baisse du taux de réussite aux examens nationaux.
Réunis dans l’enceinte de l’Institut Ebi, les chefs d’établissements des cycles maternel, primaire et secondaire, ainsi que les conseillers scolaires de la coordination de Laybo, ont planché sur les défis majeurs de l’heure. Au centre des échanges : l’encadrement des finalistes de la 4ème année des Humanités (6ème) et le recensement statistique des candidats de la 8ème année de l’Éducation de Base.
Monsieur Adriko Miria Célestin, orateur principal de cette journée, a justifié la tenue de cette table ronde par un constat alarmant sur les performances scolaires des deux dernières années.
« Cela fait près de deux ans que l’échec bat des records dans nos écoles secondaires. Les résultats des examens d’État ne nous honorent plus. Nous avons dû rappeler aux chefs d’établissements leur rôle crucial d’encadreurs directs. Ils doivent réveiller la conscience des élèves pour améliorer durablement le taux de réussite », a-t-il déclaré lors d’une interview exclusive.
Gestion financière et pastorale au menu
Outre l’aspect pédagogique, la réunion a servi de cadre à une restitution provinciale sur le manuel de procédure de perception et de gestion des frais légaux. Un état des lieux de la pastorale scolaire a également été présenté, soulignant l’importance d’une formation intégrale (intellectuelle et spirituelle) pour les apprenants.
La fin du mythe des « items non officiels »
Pour les participants, cette session de « coaching » arrive à point nommé. Le préfet de l’Institut Anyara, Moïse Adriko Edyotia, a notamment pointé du doigt l’une des causes des échecs récents : la dépendance des élèves à des sources d’informations erronées.
« Cette réunion nous a permis de partager nos expériences sur le comportement des finalistes. Beaucoup se sont malheureusement fiés à de faux items circulant hors des circuits officiels. Il était temps de les recadrer », a-t-il affirmé avec satisfaction.
Un sentiment partagé par son confrère, Innocent Odjimaru Azabho, préfet de l’Institut Luku de Lamila, qui se réjouit de la formation reçue pour mieux analyser les lacunes des années précédentes et rectifier le tir avant les épreuves nationales.
Cette mobilisation des cadres de l’enseignement catholique de la chefferie des Zaki marque une volonté claire : redonner à la province éducationnelle Ituri 2 ses lettres de noblesse à travers l’excellence des résultats de ses futurs cadres.
Parquet Madhira Job

