Le centre de négoce d’Ariwara, situé dans le territoire d’Aru (Ituri), est plongé dans une émotions. Seulement en l’espace de 48 heures, un nouveau corps sans vie a été découvert dans le quartier Onya, illustrant une montée de l’insécurité qui alarme la communauté locale.
C’est aux alentours de 8 heures locales que l’alerte a été donnée. La population du quartier Onya a découvert le corps d’un jeune homme, âgé de moins de 30 ans, gisant au sol. Les premiers constats visuels sont effrayants car la victime présente de graves blessures à la tête et des traces de sang importantes.
Interrogé par Aruactualite.com, le chef de quartier Onya a exprimé sa vive inquiétude face à cette série de meurtres inexpliqués :
« J’ai appris la nouvelle par un appel du chef d’avenue. À mon arrivée, j’ai constaté qu’il s’agissait d’un jeune homme. Le corps présentait des signes de torture, notamment des impacts de pierres au niveau de la tête. »
Faute de documents sur la victime, l’identification reste impossible pour le moment. Les autorités urbaines ont ordonné le transfert de la dépouille à la commune. Le chef de quartier appelle d’ailleurs toute famille ayant constaté la disparition d’un proche à se rendre sur place pour l’identification.
Cette situation n’est pas isolée. Emmanuel Amabe Alio, conseiller territorial de la jeunesse (CTJ) à Aru, tire la sonnette d’alarme sur le climat de terreur qui s’installe autour de ce pôle économique stratégique.
Le bilan est lourd : quatre décès enregistrés en un seul mois. Parmi eux :
Deux cas de justice populaire : Des exécutions sommaires qui fragilisent la cohésion sociale ( pendaisons.
Deux décès de causes inconnues : Des découvertes macabres qui accentuent le sentiment d’insécurité.
Le CTJ exhorte les autorités sécuritaires et administratives à agir d’urgence par le renforcement des patrouilles, l’ouverture d’enquêtes sérieuses et une sensibilisation accrue de la population contre la justice privée.
Ce drame rappelle un cas récent : celui d’un électricien local, connu sous le nom de « Remboursé Mazio », retrouvé mort dans des circonstances similaires sans que ses bourreaux ne soient identifiés à ce jour.
À l’heure actuelle, la population attend des réponses claires et une protection renforcée pour que le centre de négoce ne devienne pas un sanctuaire de la criminalité.
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